Si le "paysage aérien
commercial" change, c'est en partie
du fait de l'arrivée
de transporteurs aériens
"Low-cost carriers LCCs", (à
bas coût), qui mènent des
stratégies
guerrières de baisse
des prix, et commencent à
sérieusement "bousculer"
les compagnies
aériennes traditionnelles.
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Le saviez-vous ?
Entre 2001 et 2002,
le marché
aérien
Français
a chuté
de 1%. Cependant,
les compagnies
low-cost ont
connu un énorme
taux de croissance.
(France : 82%
de taux de croissance.
Passant de 2,8
à 5,1%
des parts du
marché
aérien
Français).
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Même
si le poids des compagnies Low
cost est encore faible, (5,1%
de parts du marché en
France en 2002), tout porte
à croire que leur avenir
est prometteur, car ils connaissent
une croissance exponentielle,
surtout depuis les six dernières
années.
Avec
des infra-structures et une
logistique allégées,
la minimisation des frais fixes,
et une bonne gestion, les Low
cost parviennent à faire "des
miracles" sur le prix de leurs vols.
Ainsi,
certaines compagnies low-cost
à
la stratégie tarifaire
agressive, proposent
des tarifs, qui, si l'on déduit
les taxes, sont pratiquement
gratuits. Exemple : La compagnie
Sky Europe, qui en
(septembre 2003), propose en
promo, un
aller Paris-Vienne à...
1 Euro ttc !
A
cela, il faut ajouter 10 Euros
(justifiés du fait de
l'éloignement de l'aéroport
d'arrivée Bratislava-et
de Vienne), pour le voyage de
80 mn en bus shuttle grand confort,
ainsi que les inévitables
taxes d'aéroport de 15
Euros.
Les
taxes sont donc plus
chères que le
vol.
D'autres compagnies, telles volareweb
(compagnie Italienne), proposent
des vols de Beauvais vers Milan,
Venise, Barri... à moins
de 10 Euros hors taxes.
La
limite au développement
de ces compagnies, est la répartition
du nombre de vols (qui est régulé),
ainsi que les coûts des
taxes aéroportuaires
partiquées par les grands
aéroports.
NOTE
:
Les aéroports portugais
notamment, pratiquent un niveau
trop élevé des taxes.
Ainsi, Lisbonne est sur ce plan
parmi les aéroports les
plus chers d'Europe.
Faro est en phase de réflexion
sur le fait de baisser ses taxes
aéroportuaires, afin
de tenter de développer
le trafic de son aéroport
notamment grâce aux compagnies
low-cost, et également
afin de concurrencer les destinations
du sud de l'Espagne.
Il y a à peine un an, certains transporteurs
low-cost ne jugeaient pas utopique
à moyen terme, l'idée
de réaliser des vols
gratuits rémunérés
par la publicité
diffusée sur écran pendant la
durée du vol... (les
services à bord tels
les boissons, un casque pour
entendre de la musique, ainsi
que les
repas, étant facultatifs
et donc payants pour ceux qui
souhaiteraient en profiter).
Tout peut
évoluer dans
ce domaine, dans un
sens comme dans l'autre,
car le marché
aérien devient
de moins en moins rentable
pour les compagnies,
et d'ailleurs pour tous
les acteurs parallèles.
Or paradoxalement,
c'est un marché
qui connaît un
des plus forts taux
d'expansion qui soit.
Ce modèle
économique "du vol
gratuit" n'est pas
une hypothèse irréalisable.
Le prix de nombreuses destinations
a beaucoup baissé, et
on peut supposer qu'il baissera
encore et de façon durable,
d'autant plus qu'en parallèle,
un nouveau profil de clientèle
est né.
Il
s'agit de la "cible"
de voyageurs qui s'adaptent
à la spécificité
de l'offre. Ainsi par exemple,
du fait des tarifs extrêmement
bas pratiqués par certaines
compagnies vers le Portugal
au départ de Londres
ou de Belgique, de plus en plus
de voyageurs (français
ou portugais vivant en France),
n'hésitent pas à
se rendre à Bruxelles
ou à Londres, afin de bénéficier d'un vol Bruxelles-Portugal
ou Londres-Portugal à très bas prix.
La différence entre les tarifs du marché peuvent
largement justifier cet effort.
L'être humain est un mammifère
qui s'adapte :-)
Il est loin
le temps où les compagnies
dites "charters" étaient
boudées par manque d'information
de la part des voyageurs, qui
pensaient que ces transporteurs
étaient moins fiables
et que leurs appareils ne répondaient pas à toutes les normes
de sécurité.
Aujourd'hui,
on sait que de part la loi et
la reglementation aérienne, (ainsi
que par les contraintes
de l'Union Européenne),
tous les transporteurs doivent
obéir aux
mêmes normes, et qu'ils
présentent donc tous
le même niveau de sécurité.
Les vols
gratuits, nous y sommes peut-être
presque...
A suivre ?