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Âme
portugaise, âme du Portugal : un petit test...
Une des façons
de mesurer notre degré d'âme portugaise
ou de ressenti de l'âme du Portugal, peut très bien consister à effectuer des
tests. Bien qu'il ne soit qu'un
seul parmi tant d'autres possibles,
un de ces tests peut être l'écoute
d'un fado propice à faire jaillir hors de
nous des émotions enfouies. Si en écoutant
une chanson spécifique très liée au Portugal,
on se retrouve ne fut-ce qu'une seconde
parcouru(e) par des frissons... c'est que
l'on ressent l'âme du Portugal. C'est donc
gagné ! :-)
Si ce n'est pas le cas,
ne désespérons cependant pas. Il se peut
simplement que ce style musical ne nous
convienne pas, ne nous touche pas, ou
ne suscite pas en nous d'émotion particulière.
Dans ce cas, essayons de trouver d'autres
formes de tester le degré d'âme portugaise
enfoui en nous.
Le
petit test...
Ressentez-vous ou êtes-vous
capable de ressentir l'âme du Portugal ?
Grâce au petit test qui suit, vous pourrez
peut-être le savoir.
Deux simples étapes
rapides :
- 1 - Lisez au préalable
le texte ci-dessous. (dans de bonnes
conditions).
- 2 - Ecoutez le fado qui
se trouve à la suite.
- Si au terme de l'écoute, vous
avez un tant soit peu frissonné,
c'est que vous avez des aptitudes
à ressentir l'âme du Portugal !
Sinon, rien n'est perdu :-)
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Fado
: Povo que lavas no rio (Peuple qui laves
dans la rivière)
Il
s'agit d'une version d'un fado adapté, accompagné
par une orchestration sobre et pesante, mais
demeurant en toile de fond pour donner de
l'ampleur à la voix des
artistes.
La portée de ce
type d'interprétation apporte une dimension
grandiose au texte, et lui ajoute une
majesté qui amplifie l'émotion et la portée
des paroles. La sublimation du fado
original d'Amalia Rodrigues atteint ici
une dimension bouleversante, et lui apporte un
éclat contrastant d'autant plus avec le
texte, que celui-ci fait référence à des
valeurs simples, populaires et terriennes.
"Peuple qui laves (ton
linge)
dans la rivière, toi qui avec ta hache
tailles les planches de mon cercueil, (sache)
qu'il existe probablement quelqu'un qui
sera toujours prêt à te défendre. (Sache aussi) qu'il y en aura probablement
certains qui achèteront
ton sol sacré. Mais jamais ils n'achèteront
ta vie"...
"Povo, povo, eu te pertenço"... Il s'agit ici d'un hommage au peuple
portugais. C'est une clameur puissante
et sortant des tripes, revendiquant l'appartenance
à ce peuple-là, celui qui taille son quotidien
avec humilité, que l'on peut certes tromper
avec des "jeux de lumière aromatisés"
afin de mieux pouvoir le trahir
et le traîner dans la boue; mais à qui on
ne prendra jamais l'âme et l'identité.
NB. S'il ou elle se
trouve dans un contexte propice à l'écoute
et au
vu du mariage parfait de la conviction et
de la force du texte et de la musique, quelqu'un qui ressent la pureté de l'âme
portugaise vêtue d'un habit de simplicité
cousue de fils de noblesse, peut frissonner en écoutant cette superbe
interprétation de grande intensité animée
par une détermination et une force qui lui
confèrent une réelle dimension.
En somme, à écouter...
et peut-être à vibrer.
Paroles :
(Ce fado est une reprise d'un
fado original de Amalia Rodrigues)
Povo que lavas no rio
Que talhas com o teu machado
As tábuas do meu caixão.
Deve haver quem te defenda
Quem compre o teu chão sagrado
Mas a tua vida não.
Fui ter à mesa redonda
Beber em malga que esconda
Um beijo de mão em mão.
Era o vinho que me deste
A água pura, fruto agreste
Mas a tua vida não.
Aromas de luz e de lama
Dormi com eles na cama
Tive a mesma condição.
Povo, povo, eu te pertenço
Deste-me alturas de incenso,
Mas a tua vida não.
Povo que lavas no rio
Que talhas com o teu machado
As tábuas do meu caixão.
Pode haver quem te defenda
Quem compre o teu chão sagrado
Mas a tua vida não.
(Pedro Homem de Mello)
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