La plupart des compagnies régulières,
dont certaines inévitablement
soutenues
par leurs états respectifs,
(donc par les contribuables),
souffrent de leur lourdeur,
de l'ampleur de leurs frais
fixes, et de leur impossibilité
à réagir efficacement
face
aux nouveaux arrivants sur le
marché.
Certaines
d'entre elles n'ont pas survécu aux
conséquences de la chute
du marché fin 2001. D'autres s'accrochent
tant bien que mal, tentant de
minimiser leurs coûts
de revient notamment au détriment
des commissions versées
aux intermédiaires (agences),
et en axant leur marketing sur
la tentative de fidélisation
d'une clientèle d'affaires
et haut de gamme, misant sur
le haut niveau de service à
bord.
Le
futur
de beaucoup d'entre elles parait
néanmoins compromis,
car elles cumulent les déficits,
et ont une marge de manœuvre
restreinte, fragilisée
par la vive concurrence des
prix, ainsi que par l'incertitude future de
leurs états respectifs
à soutenir à tout
prix leur maintien
en vie, (compagnies
nationales).
Leur
avenir
passe donc entre autres par
la croissance globale du marché
aérien, mais surtout
par leur aptitude à conquérir
et fidéliser des segments
spécifiques de ce marché,
somme toute versatile. L'évolution
du marché aérien
reste cependant aléatoire et fluctuant,
car trop dépendant
du contexte socio-économique
international et
de l'actualité.
(peur des attentats sur certaines
destinations, conflits, etc...)
LA REPRISE...
NOTE
: Le ciel aérien (notamment
Européen) a repris des
couleurs, puisqu'après
une nette baisse en 2002, le
nombre total de vols constatés
en Europe en juillet et août
2003, a dépassé
son record historique, avec
respectivement 25.138 vols par
jour en juillet 2003, et 25.127
vols par jour en août
2003.
Ceci est plutôt prometeur, d'autant plus que
la régulation du trafic
par les contrôleurs aériens
a été optimisée
comme jamais, et permet de plus
en plus, une meilleure fluidité
générale.